jeudi 26 avril 2012

Politique et démocratie : armes de destruction

En ces temps électoraux aux Etats-Unis et en France, nous avons pensé faire un point sur le contexte qui permet l'élection à un poste de leader, et sur la qualité du poste auquel il est élu. On peut parfois, avec le recul, se demander comment une institution aussi férocement (c'est le mot) vérouillée dans les habitudes et faisant pourtant à ce point partie du paysage illusoire plaqué or du mensonge et du ravage de l'humanité que représente le "système" pseudo-démocratique et ses dérives débilitantes et mortifères, comment une telle institution pourrait-elle disparaître un jour, surtout avec encore autant d'individus qui croient encore dur comme fer que l'organisation humaine telle qu'on la leur présente est réellement... telle qu'on la leur présente.


Nous pouvons dire sans trop de chances de nous tromper qu'elle ne pourrait pas. Pas toute seule, pas d'elle-même. Des civilisations entières, ayant parfois dominé les trois quarts de la planète, ont disparu sans laisser la moindre trace de vie, hormis quelques vieilles pierres dans les musées ou les sites archéologiques, voire moins parfois (empires égyptien, mongol, romain...).

Ces empires sont tombés soit, mais ça, c'était "avant"! Avant que les forces organisées du chaos en prennent la mesure et ne s'adaptent, elles et leur création : leur empire "démocratique". C'est un empire parsemé de beaux discours (politiques) et de militants fanatisés ayant offert sur un plateau aux leaders-marionnettes leur autonomie de pensée (et payant une cotisation pour ça, un comble quand on y réfléchit). Un empire parsemé de mesures et contre-mesures, monétaires, sociales (parfois, selon les régions du monde), religieuses, sanitaires, alimentaires, militaires, etc. Un empire dont certaines parties choisies sont opposées à d'autres parties également choisies, ennemis imaginaires (Al-Quaïda créé par la CIA par exemple) entretenant la peur et suscitant un réflexe de confiance à placer en la protection sensée être assurée par le système lui-même, contre ses pseudo-ennemis créés de toutes pièces, faux ennemis du peuple, créé par ceux, les vrais ennemis, qui sont sensés les en protéger. Un empire parsemé de règles par millions, d'obligations et d'interdits, parsemé de pièges de masse, de programmations de masse, d'empoisonnements de masse (pharmacologie, alimentation, chemtrails), parsemé de problèmes en masse, d'iniquité, d'injustice, de désespoir de masse, parsemé de mort et de destruction de masse. Un empire à la réalité tellement insupportable à la raison humaine qu'elle en est encore inconcevable pour la majorité des gens.

Ce monde, tel que nous le connaissons, ne pourrait plus mourir seul de sa belle mort, malgré les tempêtes, les coups du sort, les siècles, et les tentatives de correction que la Nature apporte à ce désordre, ce chaos institutionnel, cette anarchie absolue dont notre civilisation humaine est la cancéreuse victime, quel que soit le pays concerné à quelques exceptions près (les autres sont déclarés "dictature" et leur leader - le Colonel Kadhafi pour ne pas le nommer, aimés de leurs citoyens pour avoir été choyés par eux, sont assassinés sur ordre de sangsues humaines parés de l'idéal maçonnique - suivez notre regard, porté vers la Bêtise, la Honte, et la Lâcheté).

Nous avons pensé faire un bon sujet sur cette question. Cependant, et malgré la longueur de cette introduction, nous allons laissé la parole à Bill Bonner, fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition dont le siège se trouve à Baltimore aux Etats-Unis, publiant des lettres d'informations confidentielles. Auteur de la lettre e-mail quotidienne "The Daily Reckoning" (450.000 lecteurs), il intervient également dans la française "Chronique Agora", directement inspirée du Daily Reckoning.

Comme suggéré précédemment, ces articles ne sont pas publics, bien que l'inscription  en rapport soit gratuite. Nous pensons avec sincérité ne pas faire de tort à cette chronique en publiant ici cet article, y voyant pour notre part une occasion de rendre hommage à sa pertinence, et surtout celle, personnelle, de Bill Bonner.

Nous vous confierons en bas de page nos conclusions en rapport avec le corps de l'article ci-dessous reproduit, et intitulé:

Ce qu’il faudrait vraiment rechercher chez un politicien

▪ L’Europe commence à se retourner contre les élites prônant l’austérité. Sarkozy a perdu le premier tour face au candidat socialiste. Le gouvernement hollandais de Mark Rutte a donné sa démission à la reine Béatrice. Les technocrates en Italie et en Grèce se demandent pendant combien de temps ils tiendront encore.
Les Etats-Unis, pendant ce temps, se préparent à leur propre élection présidentielle. D’un côté, on a un candidat qui semble ne pas avoir de convictions fermes, pas plus que d’idées quant à une solution pour tirer le pays de son pétrin post-crise. De l’autre, on a… eh bien… la même chose.
Comme toujours et partout, les candidats sont décevants. Mais la politique est une profession clinquante qui invite les escrocs et les gens superficiels. Peu importe le système que l’on pense avoir, c’est toujours le même. C’est toujours le même type qui domine — avide, ambitieux, assoiffé de statut. C’est un empêcheur de tourner en rond… il rudoie… il tance… il négocie avantages et pouvoirs. Il truque la partie… il utilise les autres. Il utilise le pouvoir du gouvernement — c’est-à-dire le pouvoir de faire faire aux gens ce qu’on veut, sous la menace des armes si nécessaire — pour faire avancer sa cause et — il en est souvent convaincu — celle du monde entier. Au mieux, un politicien est un comploteur opportuniste. Au pire, il est fou ou commet des massacres.
Dans une démocratie, le candidat lui-même n’est souvent qu’une coquille vide… prête à être remplie par une canaille rusée ou un riche donateur.

Dans une monarchie, le roi est parfois la véritable puissance… mais c’est souvent l’homme de l’ombre qui tient les rênes, derrière le crétin portant l’habit pourpre.
Même dans une dictature, le véritable dirigeant peut n’être pas le dictateur lui-même. Il est parfois manipulé par un groupe d’hommes puissants.
Plus il y a de pouvoir en jeu… plus le candidat travaille dur pour l’obtenir. Dans les cas extrêmes, il ne recule devant rien… pas même l’assassinat, le vol ou la fraude.
Certes, de temps en temps, une personne honorable obtient le poste, généralement par accident. Cela dure rarement longtemps. Et lorsque cet homme est parti, les historiens nous disent quel raté il était. “Il n’a rien fait”, disent-ils.
Evidemment, toutes les sociétés ont leurs limites… leurs normes… leurs traditions. Un homme dont l’ambition est trop voyante ou dont les méthodes semblent trop implacables n’obtiendra pas ce qu’il guette ; les gens ne le supporteraient pas.
Mais sous la pression, les limites changent. Les gens accueillent à bras ouverts les mensonges maladroits du premier venu. Ils ignorent ses crimes et excusent ses techniques pataudes. Plus tard, ils finissent par en avoir assez… mais ce n’est généralement pas avant de longues, longues années.
Dans l’ensemble, les gens ne sont pas très intelligents. Ils croient à peu près n’importe quoi.
▪ Pourquoi nous ne sommes pas sortis d’affaire
Evidemment, les politiciens ne peuvent pas résoudre les problèmes économiques pour une raison très simple : ils en sont la cause.
Qui a décidé des taux d’intérêts et des critères de prêt ? Qui a causé les bulles en prêtant trop bas pendant trop longtemps ? Qui a ensuite “réglé” la crise — en prêtant plus, à des taux encore plus bas, aux institutions mêmes qui s’étaient révélées être de si mauvais gardiens ?
Qui dépense plus qu’il ne gagne… année après année ? Qui promet encore plus de dépenses — alors que la faillite menace ? Qui produit de la fausse monnaie — imprimant des milliers de milliards de dollars adossés sur rien sinon la “bonne foi” d’un gouvernement insolvable ? Qui commence des “guerres” qui coûtent des milliers de milliards de dollars et des centaines de milliers de vie… et qui, ensuite, debout dans les ruines, annonce la victoire avant de partir sur la pointe des pieds ?
Eh oui. Les autorités… les empêcheurs de tourner en rond… les truqueurs… font toutes ces choses. Mais comment pourrait-il en être autrement ?
Un homme honnête est trop occupé — à améliorer le sort de son entreprise, de son ménage, de sa famille — pour s’intéresser à la politique de trop près. Il sait, de toute façon, que ce ne sont que des sottises. Il sait à quel point il est difficile de faire vraiment mieux chez soi, même quand on connaît les faits et qu’on y travaille à plein temps. Alors quand il s’agit d’améliorer les choses lointaines, alors qu’on ne sait pas vraiment ce qui se passe !
Un homme honnête sait qu’il fait mieux de ne pas se mêler des affaires des autres. Ses propres affaires sont déjà bien assez difficiles. Il se soucie profondément des choses qui l’entourent… et tente de faire mieux de toutes les manières possibles. Mais il serait profondément embarrassé s’il devait prétendre résoudre les problèmes des autres. Même s’il ne fait que donner des conseils, il le fait à contrecoeur… prudemment… et sans s’avancer.
S’il est intelligent, il sait qu’on ne peut pas vraiment améliorer les choses en rudoyant et en menaçant les gens. Une économie fonctionne le mieux lorsqu’on laisse faire la seule chose que les empêcheurs de tourner en rond ne peuvent pas permettre — lorsqu’on laisse les gens passer leurs propres accords, trouver leurs propres emplois et résoudre leurs propres problèmes.
C’est la seule chose que les truqueurs ne peuvent pas faire, et la seule chose que chaque candidat considère comme un suicide politique : vider les lieux, tout simplement. Mais non, un politicien prospère doit avoir un plan, un programme, des crédits d’impôts, des propositions de dépenses. Il doit être aux commandes. Il doit être un activiste, promettant assez de récompenses aux électeurs pour être élu. Il ne peut pas ne pas avoir de réponse. Il ne peut pas ne pas avoir d’intérêt. Il ne peut pas avoir une trace de modestie ni une évaluation réaliste de la situation ou de sa capacité à la comprendre — sans parler d’y faire quelque chose.
La dernière chose qu’il peut être… est précisément la chose qu’on recherche le plus chez un politicien…
… quelqu’un qui n’en a vraiment rien à faire.
Alors, qu'en conclure...? Que faire? Désespérer? Continuer à faire semblant de ne pas savoir? Choisir le traditionnel "Moi j'y crois pas"? Attendre le débarquement des E.T. pour qu'ils nous emmènent dans un paradis, ailleurs? Attendre la fin décembre 2012 pour voir une solution providentielle pré-fabriquée par le même gouvernement occulte actuel qui prend les décisions pour la planète entière? Boire un verre et se dire que ça va passer? S'en moquer comme de "l'an 40" en continuant de ne rien faire, en justifiant cela par le fait qu'on ne peut rien y faire (ce qui n'est pas tout-à fait faux mais pas exact non plus)? Commencer ou continuer à se battre pour son droit, personnel et collectif, au monde de son choix? (après tout, c'est davantage le vôtre que celui de ceux qui en tirent les ficelles).
Nous pourrions continuer longtemps ainsi tant les solutions sont nombreuses, et en réalité le sont encore davantage les "non-solutions" qui font le jeu des "Maîtres du Monde".
En fait nous n'avons pas de réponse, du moins à vous proposer. Chacun devra trouver la sienne et l'assumer, comme en assumer les conséquences, et sans doutes que les plus graves d'entre elles viendront d'une absence, d'un refus, ou du dénie de la nécessité, du choix à formuler. Pour notre part, le choix est fait, et comme d'habitude il sera indéfectiblement mis à exécution, et comme d'habitude aussi, il le sera quoi qu'il en coûte, et quel que soit l'impopularité qui devrait s'ensuivre à notre encontre de la part de ceux qui auront été libérés de leurs jougs. Cela n'a aucune importance, nous ne serons jamais candidats à la Présidentielle...!
D'ici 20 ans (c'est loin... une imperceptible fraction de seconde dans l'histoire de l'humanité), sera ordonnée l'abolition ferme, radicale, et définitive de la notion d'institution intergouvernementale telle qu'on l'entend aujourd'hui, mais aussi et surtout, l'abolition de la notion de Gouvernement, malgré le maintien de celle de pays et de nations au sens culturel du terme, afin de conserver à chacun ses racines et le caractère précieux qu'elles représentent dans leur diversité et leur complémentarité.
Le monde actuel, tel que nous le connaissons, dans son invisible abjection, ne mourra jamais seul car ceux qui l'ont savamment architecturé ainsi se sont prémunis contre ce risque. Donc si l'humanité veut avoir la moindre chance de survivre à son passé comme à son présent actuel, dans la totale liberté de ses proche choix, nous entendons par là, les GENS, les vrais, pas "la masse" dont réduire le volume comme le souhaitait les grandes dynasties de banquiers, mais les âmes incarnées qui souhaitent vivre leur temps de vie parce que tel est leur droit le plus sacré, alors les "Gouvernements" devront être mis à mort et le seront, et le système qui leur donne vie aussi... et surtout!
La "politique" redeviendra ainsi ce qu'elle n'aura jamais du cesser d'être: un système de gestion à l'image de l'entrepreneur gérant son entreprise, ni plus, ni moins.
P.S. : nombre de suspensions du droit au maintien dans l'incarnation, entre le 9 et le 23 avril (faisant immédiatement suite à notre article précédent) : 7.482.349, presque 7 millions et demi, surtout en Chine. Un record absolu, un record bien triste en vérité.

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